samedi, janvier 06, 2007

débuts




Belle année à tous ceux qui passent ici...

Le gros livre de Bent Rej recèle des photos superbes de nos Stones encore jeunes et frais (années 65 et 66). On trouve aussi à la fin quelques clichés de 1970 où Keith avait chopé cette gueule magique de guitar hero fantasmatique, mais à l'époque, pas encore trop déglinguée... Légende en marche...

mercredi, septembre 06, 2006

Gram Parsons



Si on parle de famille stonienne élargie, on met Gram Parsons. Ce documentaire, que je viens de visionner, complément idéal aux rééditions Rhino de ses albums solo, est une bien grande chose. Témoignages entrecroisés d'amis, famille et musiciens (dont Keith), c'est passionnant et très touffu, on ne décroche pas une minute pendant deux heures. En sus, larme à l'oeil garantie.
Keith : "Quand il chantait, il faisait pleurer toutes les filles, il réussissait même à émouvoir les vieilles serveuses blondes décolorées".

lundi, août 14, 2006

no words



Parce qu'il fallait bien en mettre une ici... cette Gibson Les Paul de 1959, couleur sunburst, a appartenu à Keith et a été mise aux enchères il y a déjà quelques temps.

Rolling Stone : livre d'interviews


Je n'ai jamais eu le courage de taper sur micro, pour la mettre ici, toute l'interview de Keith à Nellcôte (par Robert Greenfield). Elle fait je ne sais combien de pages. Elle est sans doute la plus mythique. Pour ma part, l'ayant lue tardivement après bien d'autres, je n'avais pas eu le sentiment d'y apprendre tant de choses que cela en la découvrant il y a deux ou trois ans. Il faudrait que je la relise.
Toujours est-il que je découvre seulement maintenant, au hasard d'une recherche, que Rolling Stone a publié en 89 (ou réédité en 89 ?) un bouquin de ses fameuses interviews, qui l'inclut.
Qui sait si l'interview, que je n'avais pas réussi à trouver sur le net, ne s'y trouve pas aujourd'hui d'ailleurs.
Le bouquin quant à lui est dispo sur amazon.com
Les heureux nominés sont :
Donovan 1967 (J Carpenter) Bob Dylan 1967 (Gleason) B.B. King 1968 (Gleason) Eric Clapton 1968 (Wenner) Pete Townshend 1968 (Wenner) Mick Jagger 1968 (J Cott) Jim Morrison 1969 (J Hopkins) Phil Spector 1969 (Wenner) Bob Dylan 1969 (Wenner) Little Richard 1970 (D Dalton) Van Morrison 1970 (H Traum) Grace Slick & Paul Kantner 1970 (B Fong-Torres) Rod Stewart 1970 (J Morthland) John Lennon 1971 (Wenner) Keith Richards 1971 (R Greenfield) Jerry Garcia 1972 (Wenner & C Reich) Paul Simon 1972 (J Landau) Chuck Berry 1972 (P W Salvo) Keith Moon 1972 (J Hopkins) James Taylor & Carly Simon 1973 (S Werbin) Ray Charles 1973 (B Fong-Torres) Johnny Cash 1973 (R Hilburn) Stevie Wonder 1973 (B Fong-Torres) Elton John 1973 (P Gambaccini) Paul McCartney 1974 (P Gambaccini) Jimmy Page & Robert Plant 1975 (C Crowe) Neil Young 1975 (C Crowe) Mick Jagger 1978 (J Cott) Linda Ronstadt 1978 (P Herbst) Bob Dylan 1978 (J Cott) Paul McCartney 1979 (P Gambaccini) Joni Mitchell 1979 (C Crowe) James Taylor 1979 (P Herbst) Pete Townshend 1980 (G Marcus) Billy Joel 1980 (T White).

vendredi, juin 09, 2006

lézégéries

Poussière d'anges
Le journaliste Fabrice Gaignault nous donne rendez-vous avec les « égéries des années 60 » et leurs témoins illustres. Souvenirs d'un éblouissement.
Marc Lambron
Plusieurs d'entre elles se croisent autour de 1964 dans l'agence de mannequins de Catherine Harlé. Cascades de cheveux raides, ombre à paupières, jupes Courrèges : ces chimères scrutent leurs reflets dans le miroir brisé de l'après-guerre. Elles se nomment Anita Pallenberg ou Nico, Zouzou ou Dani, Marianne Faithfull ou Tina Aumont. Les nuits de satin blanc, la bohème internationale, l'autodestruction, tel sera le programme de ces flamboyantes pionnières, « égéries des sixties » qui vont narguer les fournaises jusqu'à s'y brûler. Fabrice Gaignault, journaliste à Marie-Claire, leur consacre un livre remarquable.
Au départ, il y a pour lui des reliques, photos, disques, films, et les silhouettes de ces femmes fatales qui s'accrochaient au bras de Brian Jones ou de Bob Dylan. Gaignault connaît les images, mais il veut la vérité. Adepte d'un journalisme campé et visuel, il a mené l'enquête. « Les filles étaient les sixties », écrit-il. Que reste-t-il de ce temps où Godard filmait les Rolling Stones, où « la bataille d'Angleterre se rejouait avec des amplis Marshall et des guitares Telecaster », un temps où une certaine jeunesse paraissait superbement inapte aux amenuisements ? Il en reste des visages et des voix. Gaignault les interroge. Son livre ressemble à un documentaire en trompe-l'oeil, une sorte de « Monsieur Arkadin » au pays des années 60 : le passé reste le sujet, mais le présent fait le voyage. Au générique, il a inscrit une kyrielle de témoins illustres. Bill Wyman et Bernardo Bertolucci, Donovan et Alejandro Jodorowski, François Weyergans et Jean-Marie Périer disent très bien comment un éblouissement peut traverser la pâte du temps. C'était quelque chose, Zouzou la Twisteuse, quand elle déboulait sous une casquette de petit mec dans la cave de Castel...
Le meilleur du livre de Gaignault est là : dans la réfraction du passé sur des visages que le souvenir éclaire. Le cinéaste Paul Morrissey raconte les actrices de la Factory de Warhol. Au fond d'un vieux palais marocain, le décorateur Bill Willis retrace la saga de Talitha Getty, la Nadja pop de Marrakech. Albert Koski, double enfant terrible de Londres et de Paris, alterne tendresse et pertinence (« On ne dira jamais assez l'importance des restaurants italiens dans l'explosion des Swinging Sixties »). Si les photos certifient, la mémoire restitue. Il y a chez tous ces témoins masculins quelque chose d'ébloui, de surexposé. Une supernova féminine a explosé autour de 1965, ils en restent irradiés. Soudain, les filles des sixties sont de nouveau là, vivantes, sous leur profil 2006, éternel retour des Eurydice rock'n'roll. Voici Patti Boyd, ex-épouse de George Harrison et d'Eric Clapton, croisée dans un salon de Londres, toujours belle. Amanda Lear fait des mots (« Je préfère avoir influencé Madonna qu'Annie Cordy »). Anita Pallenberg et Marianne Faithfull paraissent lucides, assumées, détachées. Jane Birkin dit comment le Paris de Gainsbourg lui paraissait « un monde qui relevait de la fiction ». Elles parlent les unes des autres, les bobines tournent, la fresque prend de la profondeur - l'une des corrections de perspective étant ici la réévaluation de Paris, aux côtés de Londres et peut-être avant New York, comme plaque tournante des années 60. Quant au « Mick » qu'elles mentionnent toutes, personne n'ignore plus qu'il s'agit d'un chanteur milliardaire récemment anobli par la reine d'Angleterre...
D'une certaine façon, ces pionnières de la prospérité ne savaient pas comment traiter la pulsion de mort dans une société de paix civile : sexe, drogues et rock, cette génération aura connu délices et champs d'horreur. Le livre de Gaignault est ainsi un acte chamanique où des ombres sortent du feu, un texte orphique qui retourne dans l'enfer du temps pour en ramener des beautés perdues. Au milieu de cette galerie de nymphes, une photo manque et semble justifier toutes les autres. Fabrice Gaignault se souvient d'une mère « belle, blonde, fêtarde, accumulant les nuits blanches avec une merveilleuse opiniâtreté ». Sans doute en est-elle morte trop tôt. L'enfant d'une étoile filante dessine dans le sable le profil de maman. Sur le marbre du mémorial, le vent disperse une poussière d'ange

jeudi, mai 04, 2006

oh no you're not alone !

Ceci est : les derniers visiteurs de ce blog. Coucou les derniers visiteurs. Ca devrait m'inciter à le continuer, mais voilà, j'écoute des tas de choses aujourd'hui, pas seulement les Stones...
Juste que j'aimerais bien une mise en forme plus sympa pour ce blog, et que Blogger pour ça, ben c'est pas ça. Je sais pas quoi faire, migrer ailleurs ? Mais aurais-je des Nigérians, des Zostraliens et des gangsters de Chicago ailleurs...

1.
2 mai
06:13
BellSouth Inc., États-Unis
2.
2 mai
09:06
Telstra Internet, Australie
3.
2 mai
09:26
Telstra Internet, Australie
4.
2 mai
09:36
Connect, Australie
5.
2 mai
09:47
Telstra Internet, Australie
6.
2 mai
10:27
Telstra Bigpond, Australie
7.
2 mai
10:27
Prodac Media AG, Köln, Allemagne
8.
2 mai
13:07
IP Exchange GmbH, Allemagne
9.
2 mai
13:59
Comcast Communications, États-Unis
10.
2 mai
15:09
Pennsylvania State University, États-Unis
11.
2 mai
15:32
neuf telecom, France
12.
2 mai
16:02
Skynet Belgacom, Belgique
13.
2 mai
17:43
United Technology Research Center, Hartford, États-Unis
14.
2 mai
18:29
Ottawa, Canada (bellglobal.com)
15.
2 mai
18:35
Qwest Communications Int., États-Unis
16.
2 mai
18:44
Qwest Communications Int., États-Unis
17.
2 mai
18:47
America Online
18.
2 mai
18:49
République Tchèque (msmt.cz)
19.
2 mai
19:10
America Online, États-Unis
20.
2 mai
20:22
États-Unis (enteract.com)
21.
2 mai
20:23
Alliance Capital Management, États-Unis
22.
2 mai
20:40
Southwestern Bell, États-Unis
23.
2 mai
21:20
San Diego State University, San Diego, États-Unis
24.
2 mai
23:09
Middlebury College, Middlebury, États-Unis
25.
2 mai
23:30
MCI, Nouvelle-Zélande
26.
2 mai
23:59
Comcast Communications, États-Unis
27.
3 mai
00:12
Wanadoo France, France
28.
3 mai
00:28
Qwest Communications Int., États-Unis
29.
3 mai
01:32
Reliant Resources, Inc., Houston, États-Unis
30.
3 mai
01:33
Wanadoo France, France
31.
3 mai
02:15
Nouvelle-Zélande (ac.nz)
32.
3 mai
15:18
Renater, France
33.
3 mai
15:32
ProXad, France
34.
3 mai
15:35
Easynet Limited, Royaume-Uni
35.
3 mai
16:00
Level 3 Communications, Chicago, États-Unis
36.
3 mai
16:46
Rogers Communications Inc., Canada
37.
3 mai
16:48
Rogers Communications Inc., Canada
38.
3 mai
16:51
Rogers Communications Inc., Canada
39.
3 mai
18:19
Massachusetts Higher Education Computer Network, États-Unis
40.
3 mai
19:47
Netscape Communications Corp., États-Unis
41.
3 mai
20:58
États-Unis (mo.us)
42.
3 mai
21:09
Allegiance Telecom Inc., États-Unis
43.
3 mai
21:12
Charter Communications, États-Unis
44.
3 mai
21:51
Bluewin AG, Suisse
45.
3 mai
22:12
Allstate Corporation, États-Unis
46.
3 mai
22:52
Norlight Telecommunications, États-Unis
47.
3 mai
23:25
AfriHUB, Nigeria

vendredi, avril 21, 2006

R&R circus





































































(la dernière n'est pas une affiche, mais la jaquette d'un bootleg).

dimanche, janvier 15, 2006

Stick-up (suite) : dans Crossroads

Belle critique, même s'ils se mélangent quelque peu les pinceaux entre le bassiste et le chanteur (non mais !) dans le Crossroads de ce mois-ci, de l'album de
STICK UP : chemical reaction
Dans le numéro 39 de Crossroads [janvier 2006], Rubrique Hot Stuff, page 44, avec le grand Ray Davies en couv'.

mardi, novembre 29, 2005

group'ami

ça t'colle à la peau !...
Sortie de l'album de Stick-Up : "chemical reaction" du groupe de mon ami Jean-Michel Mazella, qui, après m'avoir obtenu un autographe de Bill Wyman, m'a fait le suprême honneur de me dédicacer son disque, et plus encore même (mais je n'en dis pas plus, souhaitant garder ici l'anonymat lol).
Le site de Stick-up :
Le chanteur a une voix qui ressemble à s'y méprendre à celle de Jagger...
Je ne suis plus trop dans les Stones aujourd'hui, mais c'est vraiment bon, à écouter sans modération...
L'autre groupe de Jean-Mi, pour un clin d'oeil du côté Gramparsonien de la chose :

dimanche, septembre 04, 2005

Le Monde - Septembre 2005

Deux pages plein Stones dans le Monde de ce week-end : attention, ça ne sera pas librement accessible en ligne longtemps :

jeudi, septembre 01, 2005

Charlie -R&F sept 2005

Charlie et la batterie :
"Je joue sur la même batterie depuis 30 ans (…) J’utilise des baguettes standard. Elles n’ont rien d’extraordinaire, on peut les acheter partout. Mais qui veut savoir tout ça ?"


Sur Sweet neo-con : " En fait,c’est un éditorial de Mick sur George Bush. Et la façon dont il a annexé la planète. C’est bien de faire ça, je suis d’accord. " (il n'y a pas si longtemps, Charlie se déplaçait pour assister aux obsèques de Reagan, et il n’est point connu pour ses vues progressistes, faudrait pas oublier non plus).

Sur le monde du spectacle : "A mon sens, c’est toujours pareil, un manager filou et son artiste, tous les deux en train de se faire entuber par quelqu’un".

Sur la longévité des Stones : "Jamais nous ne nous sommes assis à une table pour décider de continuer jusqu’à la mort, il n’y a pas eu de serment, de plan, non (rires)".

Charlie Watts – extraits Rock et Folk de septembre 2005

mardi, août 16, 2005

faux ennemis


Courrier international - 16 août 2005
MUSIQUE - Deux Beatles pris en flagrant délit de jouer du Rolling Stones
Le quotidien britannique The Independent
s'enthousiasme pour "ce qui est considéré comme étant la seule séquence filmée d'une chanson des Rolling Stones jouée par des membres des Beatles" et "qui va être diffusée pour la toute première fois après être restée cachée au fond des tiroirs durant des décennies." Le DVD montrant cette séquence sera en vente au Royaume-Uni le 24 octobre prochain.

La prise, qui date de 1971, montre George Harrison et Ringo Starr faisant un bœuf avec Eric Clapton et Leon Russell sur la chanson "Jumpin'Jack Flash" lors de la préparation d'un concert de solidarité pour le Bangladesh. "Alors que les Rolling Stones ont enregistré des chansons des Beatles, le contraire n'est pas vrai." Non seulement Mick Jagger et Keith Richards ont enregistré "I want to be your man", mais ils "ont aussi prêté leur voix aux chœurs sur ‘All you need is love' en juin 1967".

mercredi, juillet 13, 2005

tiens tiens

... et si on y refaisait un petit tour sur ce blog ?
Les Stones on en a jamais fini, mais qu'est ce que j'ai pu entendre depuis que je suis partie ! Je suis une autre femme, musicalement parlant !
Bien envie de creuser les Stones toute première période, quand ils étaient les fidèles exécuteurs d'oeuvres autres... C'est le moment, en pleine Bo Diddley mania !
Question interviews, pas de choses à apporter ici, il faudrait reprendre les recherches, mais avec la tournée, il va y avoir du neuf. Pas sûr que ça soit ce qu'on préfère non plus d'eux... On va voir...

jeudi, mars 17, 2005

Ask me (I got no answers...)

me joindre ? il y a une boîte sur mes autres blogs (cf rubrique liens en marge).

samedi, janvier 01, 2005

This is not the end, but…

Pas sûr que ce blog survive à 2005… Enfin je veux dire continue d’être alimenté aussi régulièrement. Son sujet (les interviews des Stones) était restreint (relativement) et je m’étonne même qu’il m’ait tant tenue. Mais aujourd’hui, plus beaucoup d’interviews à y ajouter (il en reste de mythiques en version papier quand même, et puis 2005, 2006 vont en amener, c’est sûr). Moins envie de le faire aussi.
Un autre blog est né depuis deux mois, que je consacre à la musique en général, et qui m’accompagne dans ces retrouvailles, dont les Stones ont été le catalyseur. C’est une recherche méthodique, chronologique (sans prétendre à l’exhaustivité, sans remonter à la nuit des temps, juste années 70, un peu 60, et on va remonter tout doucement jusqu’à aujourd’hui) avec dans l’idée de réécouter ce que j’avais survolé, et de découvrir en partie de ce que je ne connaissais pas mais surtout d’éviter les sentiers déjà balisés (au secours mon porte monnaie !). Trouver les lignes de partage, les généalogies, parentés et influences diverses, saisir les évolutions, les régressions, les ressucées et les révolutions parfois. C’est passionnant ces choses qui se font écho.
Alors c’est un prolongement, une ouverture, parce que je n’ai décidément pas l’âme casanière, ni sectaire, ni habitudinaire. Probablement grégaire par contre, parce que je ne dois pas être seule dans cette démarche si j’en juge par les encyclopédies vivantes du rock (je prétend pas au titre !) qu’on peut croiser ça et là, sur les forums ou ailleurs.
En tous cas, cette passion retrouvée pour le rock, en 2002, est une des plus belles choses qui me soient arrivées ces dernières années (toujours pas compris comment j’avais pu arrêter si longtemps). Les Stones ont été à l’origine de ça et ce fut une belle aventure que de les redécouvrir, les approfondir, faire sauter quelques préjugés tenaces que je pouvais avoir. Comme avec tous les très grands, il y a plusieurs niveaux de connaissance et je suis heureuse d’avoir dépassé le stade premier. Je me réjouis aussi d’arrêter avant d’en être à celui de fan, qui est un label que je ne tiens pas à avoir (sauf en ce qui concerne Keith, mais même là, c’est sous bénéfice d’inventaire).
C’est Bachelard qui disait que l’objet de la recherche se forme et se définit en cherchant. En cherchant des nuits entières d’insomnies, en 2002/2003, tous ces documents sur les Stones, je ne pensais pas avoir de but précis, si ce n’est nourrir une passion, à ma façon, compulsive et bosseuse jusqu’à l’excès. Je comprends maintenant que j’étais à la recherche de bien autre chose, c’était chercher l’enfance et l’adolescence sous les carapaces de l’âge adulte et retrouver ces sensations perdues ou en voie de l’être, quand c’est toujours la première fois, et que c’est toujours plus fort. Ca a été d’autres choses, d’autres motivations aussi, sur lesquelles je ne m’étendrai pas ici. Ce blog n’a pas été tout seul, il s’est accompagné (et surtout il a été précédé) de sons, d’images, de lectures autres (mais liées), de conversations et de rencontres multiples et riches, de la recréation de tout un univers qui est celui des Stones et de leur fabuleuse contribution et pas seulement à la musique évidemment. Une très belle aventure. Aucun autre art SAUF la littérature n’a été pour moi source d’autant d’apports que la musique, et ce n’est pas faute de m’être intéressée à tout un tas de choses dans les années 90 notamment. Et comme la littérature, on n’en voit jamais la fin, source de frustration et incroyable aiguillon pour piquer la curiosité en même temps.
Alors les Stones, je n’arrête pas, mais je ralentis, je déplace ailleurs. Ca n’empêche qu’ils restent dans ma tête et dans mes tripes à une place où aucun autre groupe ou musicien ne pourra prétendre, c’est plus que sûr ! Certainement que c’est dû aussi à leur longévité, à ce truc trans-générationnel exceptionnel qui en fait de véritables cas d’école. Comme le groupe il n’y a pas si longtemps, je vais à la fin de cette année fêter mes 40 ans. Quand je suis née les Stones avaient trois ans et des poussières, et c’est ma mère qui les écoutait… Je pense souvent à cette phrase de Keith : Pour les gens nés au début des années 60, il y a le soleil, la lune et il y a les Rolling Stones.
C’est beaucoup mieux que la comparaison christique de l’autre - puisqu’il faut toujours « les » opposer et alimenter la guéguerre (suis devenue très œcuménique, perso).
Bowie a dit récemment : aujourd’hui tout le monde aime le rock, impossible pour les parents, les enfants et parfois même les petits-enfants de s’engueuler sur ce sujet.
Moi je me suis quand même beaucoup engueulée avec mes parents qui détestaient le hard rock. Tant mieux, c’est formateur et fondateur.
So long !

jeudi, décembre 30, 2004

4 soirs en 2003

Quatre soirs avec les Rolling Stones (1)
A Marseille, la forme et le panache
LE MONDE 07.07.03
Marseille, Stade-Vélodrome, samedi 5 juillet, premier des quatre concerts français de la tournée européenne du "Licks World Tour 2002-2003" des Rolling Stones. Le groupe britannique, 41 ans d'âge, a inventé le spectacle dans les grands espaces et reste probablement le seul à en rendre l'idée encore excitante.
Pour la partie stade du tour des léchouilles (licks) - dans certaines villes, dont Paris, les Stones jouent en plus dans des salles de jauge modeste à leur échelle -, le répertoire est constitué des titres de gloire. Satisfaction, Street Fighting Man, Jumpin'Jack Flash, Brown Sugar, It's Only Rock'n'Roll, Start Me Up... peu de tempo lent, du rock électrisant, nourri au blues, évident, poussé par l'envie de remettre l'ouvrage au défi de l'excellence.
A Marseille, les Rolling Stones ont largement tenu cet engagement avec eux-mêmes et leur public. Au rituel de la présentation à mi-parcours, acclamations pour le guitariste Ron Wood, dix degrés au-dessus avec hurlements pour le batteur Charlie Watts et extase pour le guitariste Keith Richards. Ultime coquetterie, le nom de Mick Jagger n'est pas annoncé. Les baudruches géantes et les dragons métalliques des tournées précédentes ont été remisés. Un écran géant en huit parties mobiles et indépendantes, des lumières choisies, un son impeccable concentrent l'attention sur la hargne des quatre musiciens à donner une leçon de jeunesse aux modes.
Dans un concert des Stones, il y a toujours une juste dose de ratage. Ce soir, ce sera, au démarrage, Brown Sugar en roue libre, You Can't Always Get What You Want qui ne prend pas. Sinon, c'est grande forme et panache. Durant Midnight Rambler, tout s'emballe. Cette chanson, les Stones sont allés la chercher dans la mémoire de leurs meilleures interprétations. Ron Wood et Keith Richards, duellistes, taillent dans le vif, sourires carnassiers de conquérants ; Charlie Watts donne des leçons de frappe à Vulcain ; Jagger en appelle, de la voix et de l'harmonica, aux démons du rock. Somptueux. Le 7 juillet, les Stones sont à Paris, à Bercy. Bien préparés.
Sylvain Siclier
Quatre soirs avec les Rolling Stones (2)
Le temps est avec eux
LE MONDE 08.07.03
Mick Jagger et Keith Richards, Dorian Gray et son portrait, côte à côte, sur scène. C'était au milieu du concert que les Rolling Stones ont donné, le 7 juillet au Palais omnisport de Paris-Bercy. Le guitariste a chanté Thru and Thru, une complainte sortie du fin fond de l'album Voodoo Lounge. Sur le grand écran, derrière la scène, le visage ravagé de Keith Richards se détaillait jusqu'à la moindre crevasse, alors que Mick Jagger n'avait cessé de faire étalage de son éternelle jeunesse. On entendait la voix croassante, le jeu de guitare de plus en plus elliptique, et c'était comme regarder un homme sous perfusion, qui ne survit que parce que la musique passe encore goutte à goutte dans ses veines. Ce fut le seul moment de beauté inattendue de la soirée.
Le reste était attendu, et avec quelle impatience. Les Rolling Stones visibles à l'oil nu sans jumelles, en petit comité. Nous étions juste douze mille sans compter les quatre Stones et leurs neuf comparses (un bassiste, quatre cuivres, trois choristes et un clavier) sur une scène dépourvue d'artifices. Il allait de soit, puisque le groupe désertait les stades pour revenir aux palais des sports, que l'on était venu pour un remake des grandes tournées de 1969 ou 1972, qui passèrent par le Madison Square Garden de New York ou le Rainbow de Londres. Et il en a été à peu près ainsi.
Outre un choix de succès enregistrés pour la plupart il y a plus de trente ans, les Rolling Stones jouèrent presque la moitié de l'album Let It Bleed dont une bien belle version de Love In Vain, le blues déchirant que composa Robert Johnson il y trois quarts de siècle. Tout ça pour dire que - pacte avec le diable ou pas - quelque chose dans les gênes du blues et de son bâtard le rock'n'roll fait la nique au temps. Un chromosome à trois accords qui permet à un batteur aux cheveux blancs et à la frappe infaillible, à deux guitaristes souvent approximatifs et à un adolescent de 59 ans de faire croire encore que, pour un pauvre garçon, il n'y a rien d'autre à faire que de jouer dans un groupe de rock'n'roll.
Thomas Sotinel
Quatre soirs avec les Rolling Stones (3)
Des coups de langue au Stade de France
LE MONDE 10.07.03
Les stones, au Stade de France le 9 juillet, ratent leur entrée. Brown Sugar est livré en bouillie, pilonné en quatuor. Mais ils honorent leur sortie avec un énorme Satisfaction et un épais Jumping Jack Flash.
Ils ont des guitares et du style : ces pantalons fins finissant sur des ventres plats comme des carrelets maigres, ces torses nus, ces chemises flottantes au vent, attendant l'intempérie ou le soleil.
Que seraient les Stones sans Mick Jagger, icône pop ? Les intermittents ont lu une déclaration tandis que sur l'autoroute A1, qui mène au Grand Stade, glissaient encore de longues limousines crème, sans doute destinées aux tribunes officielles louées par un fabricant de cosmétiques.
Mick est in, idole indétrônée des fashion victims. En vert, en redingote, en T-shirt, en bleu, en velours, le chanteur coquet porte une part féminine, ultra-minoritaire dans ce Licks World Tour - tous des garçons, hormis une habituée de la maison Stones, la chanteuse Lisa Fisher.
Gracile, Mick Jagger, 59 ans, murmure Angie, se déplace à grandes enjambées, avec une habileté calquée sur ces licks, les coups de langue, dont le mécanisme jouissif est rappelé en dessin animé sur grand écran. Il marche au ras de la foule jusqu'au milieu de pelouse comme d'aucuns sur la mer Morte, il court, véloce et heureux. Avant de se courber en révérence, il chante, sans l'ombre d'une dépression, Little Red Rooster, un pur blues dont les Stones naissants se sont magiquement emparés en 1964 et que son auteur, Willie Dixon, n'aurait jamais imaginé ainsi électrisé au format des stades.
Véronique Mortaigne

Quatre soirs avec les Rolling Stones
4 – Apothéose soul à l'Olympia
LE MONDE 12.07.03 13h47

D'abord , savourer la rareté de l'instant en contemplant leur nom en lettres de néon sur la façade du temple de Bruno Coquatrix. Il est seulement midi, mais il faut déjà venir à l'Olympia se faire sceller au poignet un bracelet jaune, subterfuge contre le marché noir. Les Stones terminent leur semaine parisienne dans cette salle hantée, dira Mick Jagger, par "les fantômes de Jacques Brel, de Charles Trenet et d'Edith Piaf". Celui de Brian Jones aussi, puisque le groupe britannique joua ici en 1965 et en 1966.
Seulement 2 500 places pour l'autoproclamé "plus grand groupe de rock'n'roll au monde". Le beau linge est au balcon et les fans, qui ont fait exploser il y a quelques mois le standard de réservation, s'approchent au plus près de la scène. Leurs majestés sataniques ont, semble-t-il, pleinement renoué avec leur légende puisqu'elles apparaissent avec une bonne heure de retard en dégoupillant un tube, Start Me Up.
En fait, à quelques exceptions près, les "vieilles pierres" ne vont exhumer que des titres obscurs. La roue de leur histoire s'arrête ce soir sur les décennies 1970 et 1980 et sur les albums Black & Blue, Some Girls et Tattoo You – ceux qu'on ne réécoute jamais –, lorsqu'ils s'essayèrent au disco et au funk.
Avec un répertoire de seconde catégorie, les néo-sexagénaires vont donner un concert soufflant. Ils choisissent enfin un parti pris au détriment du patchwork nostalgique. Ces années grises sont égayées par une couleur soul dominante, avec reprises piochées chez Solomon Burke (Everybody Needs Somebody To Love) ou Otis Redding (That's How Strong My Love Is).
Privé de jogging par l'étroitesse de la scène, Mick Jagger en profite pour chanter splendidement (falsetto inclus) et s'adonner à son numéro de nègre blanc. Keith Richards trouve l'accord juste en s'adossant à la section de cuivres emmenée par le fidèle saxophoniste Bobby Keys. Charlie Watts, qui a toujours préféré les musiques noires au rock'n'roll, irradie. Rappel classique avec un Jumping Jack Flash visqueux, vicieux, inoubliable.
Bruno Lesprit

lundi, décembre 27, 2004

bar au mètre

Classements en tous genres ces derniers temps. Enfin pu trouver le Rolling Stone, qui vient s'ajouter au spécial Rock & Folk. Au départ dubitative sur le principe de classer des chansons plutôt que des albums, finalement j'aime bien.
Celui de Rock et Folk vaut surtout par les classements thématiques des journalistes. Celui de Rolling Stone, 500 chansons, est plus large et permet une délicieuse plongée dans les abîmes des seventies et parfois des sixties.
Juste pour les premiers :
Rolling Stone :
1 - Like a rolling stone - Dylan (10)
2 - Satisfaction - Stones (2)
3 - Imagine - Lennon (7)
4 - What's going on - Marvin Gaye
5 - Respect - Aretha Franklin
6 - Good vibrations - Beach Boys (4)
7 - Johnny B Goode - Chuck Berry
8 - Hey Jude - Beatles
9 - Smells like teen spirit - Nirvana (1)
10 - What'd I say - Ray Charles
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Rock & Folk :
1 - Smells like teen spirit - Nirvana
2 - Satisfaction - Stones
3 - Whole Lotta Love - Led Zeppelin
4 - Good vibrations - Beach Boys
5 - My generation - The Who
6 - Walk on the wild side - Lou Reed
7 - Imagine - Lennon
8 - You really got me - The Kinks
9 - Light my fire - The Doors
10 - Like a rolling stone - Dylan
On pourrait noter les points communs (5 sur 10, je trouve ça assez énorme), mais aussi les divergences, et notamment l'absence de Noir dans les 10 premiers chez nous. Le côté plus roots du classement américain (ils savent mieux d'où vient le rock ? ils nous donneraient des leçons d'histoire ? tiens tiens...), mais aussi plus... américain.
Les seventies sont très présentes ici.

jeudi, décembre 23, 2004

My sweet Lady Jane...

N'ayez pas peur, allons... C'est juste la voisine, Jeanne B.

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Notre Jaggéréotype préféré a eu en effet cet été les honneurs de la presse locale, rien de tel que les vacances pour exhumer ce genre de canard de sous le lit...

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lundi, décembre 13, 2004

studios

Ca nous mène loin des interviews, mais après tout c'est dans le prolongement... l'interview suit le studio, elle en est souvent le service après vente.
J'ai cette photo du lieu où est né (en partie) Sticky (je pense, j'ai un léger doute sur le fait que c'est bien le studio, mais je crois que oui quand même). Oublié le nom, dans l'Alabama, un truc mythique quelle honte. Si ! Muscle Shoals. La photo doit être d'époque d'ailleurs.
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Sinon chez nous, y'a le Guillaume Tell :
Mais aussi le Davout (j'y tiens à celui-là, si près de chez moi !) :
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Mais ce soir, mieux encore, le scoop, pendant trois semaines, ils auraient pu être encore plus près, carrément sur la rue de Bagnolet, vers Saint Blaise. Source : (indirectement) des types de la Maison de la Radio. Petit monde sans doute. Enfin bref, le Jag et le Keith à la recherche parait t-il d'un studio capable de restituer un son analogique, et apparemment il y en a plus beaucoup, et il y en a un tout près de chez bibi. C'est fou ça.
(ça y est depuis qu'ils ont eu les Stones, ils ont chopé la grosse tête et changé leur site web...)